Discours de Michel Vaspart lors de la cérémonie des vœux 2016 de Pleudihen-sur-Rance

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Mesdames, Messieurs, Chers amis,

BONNE ANNEE 2016 à vous tous qui nous faites l’honneur d’avoir répondu à notre invitation.

Chaque année, ce moment des vœux est particulièrement propice pour présenter les nouveaux arrivants de notre commune. Cette année n’échappe pas à la tradition.

Alors, Mesdames et Messieurs les nouveaux arrivants, soyez les bienvenus dans notre commune. Sachez respecter ses traditions, ses spécificités, ses us et coutumes, sa répartition sociologique qui allie l’entreprise, le tourisme, l’agriculture, l’habitat et celles et ceux qui ont décidé de passer leur retraite, ici à Pleudihen.

Le respect des activités des uns et des autres est sur notre commune un devoir. Vous saurez apporter la modernité, des idées neuves, qui seront d’autant plus acceptées qu’elles s’appuieront sur la tradition ou plutôt sur les traditions de notre commune.

Nous avons invité, comme chaque année, une très belle catégorie de nouveaux arrivants : toutes celles et tous ceux qui sont nés dans l’année 2015. Ils sont 18 nouveaux nés, pleins de candeur, entourés de leurs parents pour qui c’est sûrement le plus bel événement de la vie.

Le Conseil municipal a décidé de marquer cette génération 2016 par un très beau symbole : la plantation d’un arbre. Il s’agit d’un Arbre aux mouchoirs ou davidia involucrata qui n’existait pas sur les espaces publics de la commune.

Arbre : témoin vivant du temps. Symbole de stabilité, d’endurance, de force d’harmonie et de beauté. L’arbre de vie, l’arbre généalogique.

Arbre au service de l’homme. L’arbre, le bois accompagne l’homme tout au long de sa vie, depuis son berceau jusqu’à sa mort.

Arbre, synonyme de richesse et de diversité, comme tous les petits enfants du monde.

Arbre, œuvre resplendissante de la nature, dont les racines puisent dans la terre nourricière sa force et sa croissance.

L’homme n’a-t’il pas également besoin de racines ? N’a-t’il pas besoin de savoir d’où il est, d’où il vient ? Et lorsqu’adulte, l’arbre caresse le ciel, c’est vers la lumière qu’il se dresse. N’est-ce pas aussi le symbole pour l’homme d’une certaine quête ? A chacun la sienne, mais elle est sûrement nécessaire à l’équilibre de l’homme.

Arbre, alliance de la terre et de la lumière, des racines à la cime, et chez l’homme, alliance du corps et de l’esprit.

Quel plaisir de voir ces petits êtres grandir à côté de cet arbre. Quel plaisir ils auront, dans longtemps, à voir ou à savoir qu’à Pleudihen, là où ils ont vécu leur toute petite enfance, comme un parrain, leur arbre leur montrera le chemin de l’excellence, de l’harmonie et de la beauté.

Mes Chers Amis, l’année 2015 a été marquée par l’horreur et ce début 2016 ne marque pas de trêve avec ce qui vient de se passer au Burkina Faso.

La France et, plus généralement les pays occidentaux, sont les cibles de ces organisations terroristes qui n’ont pour objectif que de remettre en cause notre culture, notre façon de vivre.

En 2015, la France est restée debout. Nous sommes rentrés en résistance et nous saurons, quoi qu’il arrive, rester debout pour sauvegarder nos valeurs, notre identité, notre culture, notre façon de vivre.

Capitaine POIRIER, vous êtes ici ce matin, le représentant des forces armées françaises et je veux en mon nom, mais aussi au nom de mes concitoyens, vous dire notre reconnaissance pour toutes celles et tous ceux, tant sur les opérations extérieures que dans l’opération sentinelle de protection intérieure, qui au péril de leur vie, nuit et jour, assurent la protection de nos concitoyens.

Je vous remercie de bien vouloir l’applaudir.

La cérémonie des vœux est aussi l’occasion de transmettre quelques informations sur ce qui s’est déroulé dans l’année écoulée et les projets qui sont les nôtres pour l’année qui commence.

Quelques mots sur l’intercommunalité :

Dinan Communauté, aujourd’hui, rassemble 26 communes suite à la fusion de la CODI et de la communauté de communes du pays d’EVRAN.

La loi NOTRe impose un regroupement de communautés de communes et cette loi va gérer de très grandes intercommunalités tant géographiques qu’un nombre important d’habitants.

En ce qui nous concerne, nous nous orientons vraisemblablement vers une communauté d’agglomération qui sera proche des limites actuelles du Pays de Dinan, ce qui correspondrait à près de 90 000 habitants.

A titre personnel, je suis très réservé sur la construction de ces grands ensembles, si nous voulons garder des services proches de nos concitoyens. Le défi qui nous attend est celui-là car notre intercommunalité irait de Fréhel jusqu’à Broons…

Un petit mot complémentaire que nous avions mis dans notre programme, un PLU (Plan Local d’Urbanisme). Il a été décidé de mettre en place un plan d’urbanisme mais à l’échelle de l’intercommunalité.

Nous avons pour objectif que ce PLUI soit adopté dans le mandat en cours.

Concernant la commune :

Nous avons eu la tristesse de voir partir un de nos Conseillers municipaux, Monsieur Jean-Yves OGE, le 31 octobre dernier.

Quelques chiffres :

  • Etat civil : 18 naissances, 13 mariages, 40 décès.
  • Urbanisme : 35 demandes de permis de construire.

L’été 2015 a vu l’ouverture de la MAISON de SANTE, 13 professionnels y exercent.

Comme vous avez pu le lire dans la presse, le Conseil de l’Ordre remet en cause la présence d’un cabinet d’ostéopathe au sein de cette structure.

Suite à cette attitude, j’ai rendez-vous au Conseil National de l’Ordre National des Médecins à PARIS, la semaine prochaine.

Remerciements

Je remercie :

  • Toutes les forces vives de la commune, les entreprises, les artisans, les commerçants, les professions libérales qui participent activement à la vie de celle-ci, puisque c’est plus de 1 100 emplois sur Pleudihen,
  • Les enseignants, un merci tout particulier aux bénévoles des TAPS,
  • L’ensemble des bénévoles des nombreuses associations qui animent la commune au quotidien,
  • Tous les employés communaux qui sont quotidiennement à votre service,
  • Merci également pour l’organisation du repas de Noël des enfants des écoles à la salle des fêtes,
  • Un merci tout particulier à Jean REUNGOAT pour la chronique du centenaire et pour l’exposition qu’il a organisée à la salle d’exposition à la bibliothèque,
  • Merci bien entendu aux Sapeurs-Pompiers qui assurent au quotidien secours et assistance aux habitants de notre commune et des communes voisines.

En 2016, nous continuerons, bien entendu, la rénovation de la voirie, le développement des lotissements, nous ouvrirons des logements sociaux locatifs et le gros chantier de l’année sera la construction de la nouvelle cantine municipale.

Chers Amis, TRADITION, MODERNITE, IMAGINATION,

Nos racines, symbole de stabilité et de force, c’est la TRADITION synonyme de repères, de valeurs qui ne sont ni passéistes, ni régressives.

Le travail, le mérite, l’effort, la responsabilité ne doivent pas être des mots tabous. Il faut les réhabiliter afin de sortir d’un état de lamentation et de plainte généralisée.

  • La tradition, c’est aussi être fier de notre histoire, de notre culture, de notre identité, de notre socle commun. Etre français n’est pas tant une question de naissance que de reconnaissance dans la culture et l’histoire de notre pays.
  • La tradition, c’est aussi les valeurs de solidarité, d’équité et de justice. Nous avons des droits, et ils ont été souvent chèrement acquis par nos aînés ou par nous-mêmes, mais nous avons aussi des devoirs : devoirs envers soi-même, devoirs envers les autres.
  • Mais, d’une façon générale, qu’est-ce que la modernité, sinon d’avoir la capacité à poser un état des lieux franc et exigeant, d’avoir la capacité à dire la vérité ? Ecologie ne devrait pas rimer avec idéologie, et je préfère quant à moi observer notre environnement et raisonner d’une façon plus pragmatique : il est difficile de gagner plus en travaillant moins ou de se retirer plus tôt quand on vit plus tard.

Nous devons savoir nous remettre en cause. Notre planète est un village ; les échanges, les communications se font aujourd’hui instantanément.

Notre pays n’a pas d’autre possibilité que de savoir s’adapter à l’évolution des choses. Il est indispensable que dans notre pays, la réforme, l’adaptation ne soit pas l’art de l’impossible. Et si je dis cela, c’est tout simplement parce que je pense à chaque instant aux générations qui nous suivent, et parce que je ne me résoudrai jamais à parler de nos enfants, de nos petits enfants pour les plaindre de leur avenir, parce que notre génération n’aurait pas été capable de relever les grands défis qui se présentent à elle.

Nos ancêtres, et plus près de nous nos aînés, malgré les peurs de toutes les époques, ont  su, bien avant nous, négocier cette modernité : l’électrification de nos campagnes, les réseaux d’eau, le chemin de fer, l’aviation, la conquête de l’espace, le nucléaire civil sans lequel la France n’aurait jamais obtenu aujourd’hui son indépendance énergétique…

Et plus près de nous, Internet, les recherches technologiques et scientifiques de tous ordres  nous rappellent que tout cela ne s’est pas fait sans effort ou sans crainte.

Ceci ne veut pas dire que les hommes ne sont pas capables du pire et du meilleur. Nous devons évidemment nous donner les moyens internationaux, européens ou nationaux de réguler les choses.  Mais, n’ayons pas peur de l’avenir, le futur ne doit pas être l’objet de fantasme. Ayons confiance en l’Homme !

Pour cela, IMAGINONS l’avenir !

IMAGINATION, créativité et projet doivent être les piliers de l’avenir de notre société. C’est le rôle de chacun d’entre nous, dans sa fonction, dans son engagement, dans son action. Le devoir d’imagination est le défi du siècle débutant.

Nous avons parfois le sentiment d’être dans une société bloquée où les dossiers n’avancent même plus au rythme d’une tortue. Ces blocages, qui proviennent le plus souvent d’une trop grande superposition de nos structures de gestion du territoire de la République et de leurs services, sont tels qu’ils ont pour conséquence de parfois faire désespérer même les élus les plus tenaces (peut-être voyez-vous de qui je veux parler ?!)

Remettre la France en mouvement, faire confiance à l’initiative, libérer les énergies, croire en la capacité de l’Homme à résoudre les défis de son temps.

Je pense notamment aux problèmes écologiques qui sont de véritables défis qui se dressent devant nous. Mais j’aimerais que l’écologie soit le moteur du développement économique et non pas un obstacle créateur de peurs ou pire, un prétexte à la défense d’intérêts particuliers.

La politique au plus près de ses concitoyens. Le Gouvernement, les élus nationaux ont la responsabilité d’alléger les procédures, et même peut-être les structures, pour faciliter l’aboutissement des projets, sources de développement économique et de création d’emplois.

Pour tout cela, il faut aussi que nos concitoyens croient en leurs représentants. Et là, il faut regagner la confiance. Que la France se mente à elle-même et elle se transformera en fossile du 20e siècle.

Que la France affronte la vérité et elle sera un athlète du siècle nouveau, pour construire, choisir, adhérer, se bâtir un destin commun. C’est le vœu que je forme pour 2016 et les années suivantes.

Bonne Année 2016 à chacune et à chacun d’entre vous et que la joie et le bonheur de vivre soient dans les cœurs.

Que l’enthousiasme anime nos esprits et qu’ensemble, nous construisions en 2016 et les années suivantes un monde meilleur, une Europe plus unie, plus protectrice, une France plus confiante en elle-même, plus courageuse à affronter le monde moderne, une France capable de se remettre en cause pour que nous sachions transmettre à nos jeunes enfants une France forte, déterminée, reconnue et fière de ce qu’elle est et de ce qu’elle a été.

Et comme je ne termine pas une intervention sans une citation, permettez-moi d’emprunter à nouveau celle de Charles DARWIN qui, je crois, illustre bien mes propos : « Ce n’est pas la société la plus forte qui survit, ni la plus intelligente, mais celle qui s’adapte le mieux aux changements. »                                                      

Michel VASPART
Sénateur-Maire de Pleudihen-sur-Rance