Edito de Pleudihen Village du 22 juillet 2016 : « Nous voulons que ça finisse ! »

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La Fête nationale, moment de rassemblement festif autour du traditionnel bal populaire où les seuls bruits sont ceux des feux d’artifice qui éclairent de leurs mille couleurs le ciel de France. Voilà ce qu’aurait dû être ce long week-end ponctué par ce 14 juillet 2016.

A Nice, plus de 30 000 personnes étaient rassemblées dans la joie et le bonheur des familles. Ce fût le summum de l’horreur, des centaines de familles touchées dans leur chair, des milliers de Françaises et de Français marqués par l’effroyable vision d’un carnage prémédité.

Il n’y a pas de mot, il n’y a pas de qualificatif, il n’y a que le silence, le recueillement et la compassion pour toutes ces victimes et leurs familles.

Certes, nous pouvons redire, comme à chaque fois, que nous voulons conserver notre mode de vie, dire que nous resterons la tête haute quoiqu’il arrive… Ils ne nous atteindront pas dans la défense de nos valeurs, dans ce qu’a été également le sacrifice du temps de nos ancêtres, pour la sauvegarde de nos libertés.

Nous devons bien entendu continuer à avoir cette vision et cette volonté.

Mais une personne que j’avais au téléphone et qui a vu ces scènes d’horreur m’a dit du fond de son cœur : « Mais que faîtes-vous là-haut ?! »

Sur ce point-là aussi, les Français attendent des résultats et des initiatives, même si chacun sait que le combat est particulièrement difficile.

L’Occident doit être solidaire et se fixer, en y mettant les moyens, d’éradiquer Daesh, mais aussi se doter des outils juridiques nationaux, européens et internationaux pour que ces réseaux islamistes cessent leur propagande sur Internet. Nous savons le faire, peut-être imparfaitement, pour les réseaux pédophiles. Il n’y a pas de raison que nous ne puissions pas le faire pour des réseaux islamistes.

Quant à ceux qui partent de France pour rejoindre des réseaux et des camps d’entrainement, ce doit être un voyage sans retour.

La colère froide de nos concitoyens doit être pour nos dirigeants le signal d’alerte.

Il ne s’agit pas de dire « ce n’est pas fini », il s’agit de dire : « nous voulons que ça finisse ! »

 

Michel VASPART

Sénateur-Maire de Pleudihen-sur-Rance