Edito : « Trop, c’est trop ! » Le ras-le-bol des maires de France

Le samedi 19 septembre prochain les élus locaux manifesteront leur mécontentement. En effet, si chacun peut comprendre que des efforts financiers sont nécessaires au redressement du pays, la baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales est insupportable tant elle est importante entre 2014 et 2017.

Pour certaines collectivités, ce sont plus de 25% de baisse de dotations. Un grand nombre de communes de France vont se retrouver en difficulté financière ou, au mieux, auront bien des difficultés à continuer de financer des programmes d’investissement.

Et pourtant, le Gouvernement en rajoute toujours plus : accessibilité, voirie et bâtiments publics. Nul ne conteste la nécessité de le faire mais, bien entendu, il faut réussir à dégager des moyens financiers. Mise en place des TAP (réforme des rythmes scolaires), désengagement de l’Etat dans l’instruction des dossiers d’urbanisme qui étaient réalisés gratuitement pour les communes sans compter les mises en place du plan de sauvegarde et de nombreux dispositifs qui nécessitent de faire appel à des bureaux d’étude.

En parallèle, des contraintes parfois insupportables continuent de nous être imposées, SCoT, SAGE, loi ALUR qui contribuent, quand on les met bout à bout, à la quasi impossibilité de faire aboutir des projets dans des délais raisonnables. Quand on arrive à les faire aboutir !

Trop c’est trop ! Le « ras-le-bol » des maires de France est totalement justifié.

Le 19 septembre, afin que chacun en prenne conscience, nous nous rassemblerons devant la Préfecture de Saint-Brieuc. Les mairies seront fermées ce samedi matin.

Ce geste de mauvaise humeur est un avertissement à ceux qui nous gouvernent, à ceux qui parfois font de l’excès de zèle dans l’application des lois et règlements.

 

Michel VASPART
Sénateur des Côtes-d’Armor
Maire de Pleudihen-sur-Rance

Une réflexion au sujet de « Edito : « Trop, c’est trop ! » Le ras-le-bol des maires de France »

  1. de Beaucoudrey Dominique

    oui, monsieur le sénateur
    mais quand, sous prétexte que les taux sont bas, la mairie de Plouer emprunte 460.000 euros pour financer une médiathèque de 2 millions d’euros qui ne servira à rien qu’à satisfaire un à priori socialiste de la culture et dont le coût sera répercuté sur nos impôts locaux,il est bon que l’Etat rappelle aux collectivités
    que c’est notre argent et pas le leur qu’ils dépensent sans nous demander notre avis . Les dépenses d’investissement des municipalités n’ont souvent rien à voir avec un service réclamé par les citoyens

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