La chienlit

La barbarie islamiste a encore frappé aux Etats-Unis et dans notre pays. Cette fois, les terroristes ont visé le domicile de deux policiers. Un pas supplémentaire vient d’être franchi. Les gendarmes et les policiers sont en première ligne et ils sont clairement visés. L’horreur a été atteinte.

L’état d’urgence est toujours en vigueur et les forces de l’ordre sont mobilisées en permanence compte tenu de la situation. Il est vrai que pendant un peu plus d’un mois, l’organisation de l’euro de football qui a lieu en France complique encore un peu plus le travail des forces de l’ordre. Alors assister à ces déplorables bagarres de soi-disant supporters est totalement insupportable et inadmissible. Les sévères condamnations qui viennent d’être prises par la justice sont les bienvenues.

Que dire des mouvements de grève ou plutôt des manifestations à répétitions, sans contrôle de ceux qui les organisent ? Que dire de l’attitude irresponsable de certains syndicats, la violence qui se propage dans les rues, contre les policiers, contre les équipements publics, contre des magasins ? Avez-vous vu ces images de détérioration de l’hôpital Necker qui accueille des enfants ? Scandaleux ! Inqualifiable ! Impardonnable ! Lorsqu’on est organisateur de manifestations, on est aussi responsable et l’on doit assumer ses responsabilités.

Mais quelle est l’image que nous voulons donner de notre pays ? Les caméras du monde entier sont braquées sur la France pour l’Euro. Comment, avec de telles images, pouvons-nous penser que les organisateurs de grandes manifestations mondiales, je pense notamment aux Jeux Olympiques, pourront encore faire confiance à notre pays ?

Le Général de Gaulle en son temps a parlé de « chienlit ». Eh bien, la chienlit, nous y sommes. Elle a envahi la France. Elle la détruit.

Alors que nous avons un impérieux besoin de redresser notre pays, de lutter avec force contre ce fléau qu’est le chômage et qui gangrène notre société, les agissements que nous observons auront exactement l’effet contraire.

En conclusion, je me pose une question simple : notre pays est-il encore gouverné ?