Le Télégramme du 1er octobre 2014 : « Une émotion particulière pour le nouveau sénateur »

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Très ému, le nouveau sénateur Michel Vaspart, pour sa rentrée au palais du Luxembourg, ce mardi. Contacté par téléphone après sa première réunion, le maire UMP de Pleudihen-sur-Rance revient sur sa campagne auprès des grands électeurs et annonce qu’il ne se représentera pas aux élections territoriales, en mars.

Le Télégramme : Alors Michel Vaspart, ça y est, vous êtes à Paris ?

Michel Vaspart : « Certains se sont rendus à Paris dès lundi, moi je suis resté à Pleudihen. Lundi soir, j’avais invité les élus anciens et actuels et les personnels de la mairie et de la maison de retraite pour les remercier de leur dévouement, qui m’a permis d’être réélu maire au printemps, donc sénateur aujourd’hui ».

Qu’avez-vous ressenti en entrant au palais du Luxembourg ? Impressionnant ? Un aboutissement pour vous ?

« Oui… (long silence où l’émotion pointe)… Pardon, je vais reprendre mes esprits… (re-silence) Oui, d’une part, le mandat national m’intéressait depuis longtemps, je me suis présenté quatre fois à l’Assemblée nationale, sans succès, on sait bien me le rappeler. Ce matin (hier), j’ai pris le train, puis le métro jusqu’à l’Odéon, et là, en voyant le palais, on entre dans un autre monde : on est proche du pouvoir, on est législateur. Quand on passe le porche, il y a une émotion particulière ».

Comment s’est passée la campagne ?

« J’ai pris un plaisir inouï à mener cette campagne avec mes cinq colistiers. Les grands électeurs, c’est différent des électeurs : on parle des sujets de façon plus technique, on partage les mêmes soucis et difficultés. Ceux posés par la nouvelle loi Alur ou la loi Littoral, par exemple, qui pose des problèmes sans nom à tous les maires, ou encore l’emploi ou les finances locales, largement amputées par l’État alors qu’il impose des dépenses nouvelles comme les rythmes scolaires. Avec les élus, on parle le même langage, et moi qui suis plus technique, moins politique, cela m’a passionné ».

Quels arguments ont fait la différence pour passer devant Bruno Joncour, le maire centriste de Saint-Brieuc ?

« On a fait une campagne de quatre semaines et demie, en visitant plus de 90 communes sur les 473 du département, et en faisant quatorze réunions publiques. Je crois que c’est ça qui nous a permis de gagner. On s’attendait plutôt à un résultat donnant un siège à la gauche, un siège au centre et un à l’UMP, mais l’alliance entre socialistes et communistes a mieux tenu que nous le pensions. Il nous fallait donc absolument être deuxièmes. On y est parvenu en allant voir les élus susceptibles d’hésiter entre droite et centre, pour évoquer et défendre leurs problèmes, sans parler d’UDI, d’UMP ou de luttes d’appareils ».

Allez-vous lâcher votre mandat de conseiller général ? Si oui, qui se présentera en mars prochain ?

« Je souhaite en effet me consacrer à mes mandats de maire et sénateur, je ne me représenterai pas aux élections territoriales de mars. Quant au futur binôme de candidats, je suis incapable de vous dire qui ce sera, et même si je le savais, je ne pense pas que je vous le dirais. En plus, désormais, mon canton de Dinan-Est a fusionné avec celui d’Évran, où est élu Michel Daugan, et j’ignore s’il veut se représenter ».

Sur quoi travaillerez-vous ?

« Les commissions ne sont pas encore décidées, mais j’aimerais être dans celles touchant à l’économie, à l’urbanisme, des sujets dont je m’occupe depuis longtemps, notamment à l’intercommunalité. La commission des Affaires étrangères et de la Défense m’intéresse aussi à titre personnel, mais ce n’est pas forcément la priorité pour le territoire, et mon objectif, c’est le territoire. »

Raffarin ou Larcher : quel candidat UMP à la présidence du Sénat allez-vous choisir ?

« Je voterai Gérard Larcher, qui est venu me soutenir à Dinan le 22 août, qui m’a appelé plusieurs fois pendant la campagne, et avec qui j’ai établi de bons rapports. C’est quelqu’un qui est assez éloigné des combats de politique politicienne, et je pense qu’on a besoin de cela ».

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/dinan/michel-vaspart-une-emotion-particuliere-01-10-2014-10365956.php

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