Michel Vaspart interroge le Ministre de l’Economie à propos de la situation des détaillants de carburant

Question écrite n° 13825 de M. Michel Vaspart (Côtes-d’Armor – UMP)
publiée dans le JO Sénat du 20/11/2014 – page 2575

M. Michel Vaspart attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la situation des détaillants de carburants et la suppression annoncée du versement, par l’État, de subventions au comité professionnel de la distribution de carburants (CPDC) dont la mission visait à soutenir les travaux de mise aux normes des stations-service, notamment en milieu rural. Sur les 22 000 stations-service de proximité il n’en reste, aujourd’hui, plus que 6 000. La fin du CPDC menacerait 30 000 postes sur l’ensemble du territoire. Les détaillants de carburants ne comprennent pas cette décision, d’autant qu’ils avaient obtenu un délai de trois ans pour la mise aux normes, afin de pallier les retards de paiement d’un comité déjà mis en difficulté avec les régulières diminutions de subventions. Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement, dans le contexte des assises des ruralités actuellement conduites par lui.

Réponse du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie publiée au JO Sénat le 19/02/2015 – page 392

Créé par le décret n° 91-284 du 19 mars 1991, le comité professionnel de la distribution de carburants (CPDC) dont le budget est intégralement étatique, a pour mission d’engager des actions sous la forme d’aides financières individuelles, en faveur des distributeurs de carburants indépendants : aides à l’environnement (sécurité des biens et des personnes), aides au développement (modernisation et diversification des activités), aides sociales (en cas de fermeture). Il est en outre également chargé de veiller au maintien d’une répartition équilibrée des stations-service sur l’ensemble du territoire national. Dans un contexte budgétaire contraint, le Gouvernement a décidé de supprimer la ligne budgétaire relative au financement du CPDC du programme 134 dans la loi de finances (LFI) 2015, avec pour conséquences la dissolution et la mise en liquidation de ce comité qui consomme 28 % de son budget en frais de fonctionnement. Pour autant, conscient des difficultés engendrées par la disparition de cet organisme, le Gouvernement n’envisage pas de supprimer le soutien qu’il apportait aux plus petites des quelque 11 000 stations-service réparties sur le territoire métropolitain. C’est ainsi que les dossiers déposés auprès du CPDC avant le 31 décembre 2014 et, à titre exceptionnel, certains dossiers déposés après cette date et identifiés comme extrêmement urgents, feront l’objet d’aides attribuées dans le cadre d’une opération nationale renouvelable du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), dotée de 2,5 M€ en 2015. Seules les demandes d’aides pour la dépollution après fermeture du commerce, et certaines demandes d’aides sociales non éligibles au FISAC, pourront être traitées dans le cadre de dispositifs alternatifs qui seront déterminés au cours de l’année 2015. On peut noter enfin, que les modifications de la nomenclature, engendrées par la directive « Seveso III » et celles effectuées en marge de sa transposition, qui entreront en vigueur le 1er juin 2015 (décret n° 2014-285 du 3 mars 2014 modifiant la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement abrégées en ICPE) auront pour effet que les stations-service distribuant moins de 500 m3 ne seront plus, à cette date, des ICPE. En conséquence, elles ne seront plus astreintes aux mises aux normes afférentes à la qualité d’ICPE pour lesquelles le Gouvernement leur avait déjà octroyé un délai de 3 ans, jusqu’au 31 décembre 2016 (Art. 11 de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation). Par ailleurs, le Gouvernement souhaitant maintenir son soutien à l’économie de proximité, les stations-service indépendantes pourront à compter du 1er janvier 2015, percevoir des aides par le biais du FISAC ou du Régime social des indépendants (RSI), voire de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), en fonction de la nature de leur demande.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.