Question écrite relative à la formation des conseillers d’orientation-psychologues

Question écrite n° 21807 publiée dans le JO Sénat du 19/05/2016 – page 2069

M. Michel Vaspart attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité de réformer la formation des conseillers d’orientation-psychologues (COP) afin de revaloriser les filières professionnelles et l’apprentissage. Alors que le chômage des jeunes de 15 à 24 ans était de près de 24 % en 2015 (d’après les statistiques de l’organisation de coopération et de développement économiques – OCDE), 85 % des jeunes formés par les chambres de métier et de l’artisanat (CMA) sont embauchés définitivement à l’issue de leur formation. Il existe donc de réels débouchés. Pour saisir cette fenêtre d’opportunité et donc lutter contre le chômage des jeunes, il est crucial d’agir en faveur d’une meilleure perception des métiers de l’artisanat parmi les orienteurs — au premier rang desquels les conseillers d’orientation-psychologues. Recrutés sur concours de la fonction publique, ceux-ci n’ont à l’obtention de leur diplôme d’État de COP qu’une expérience minime du monde de l’entreprise.
Pourtant, l’orientation des jeunes ne peut être pertinente qu’avec une connaissance réelle des professions artisanales ; connaissance qui ne peut être acquise avec les seules unités d’enseignement théoriques (prévues par l’arrêté de 1991, resté quasiment inchangé depuis vingt-cinq ans malgré les bouleversements du monde du travail). Il faut donc repenser la formation des COP, afin que les orienteurs disposent de savoirs concrets sur les différents débouchés possibles à l’issue des formations dispensées au sein des CMA et des facultés des métiers. Cela implique notamment d’augmenter significativement la durée des stages en entreprise, afin d’assurer une meilleure appréhension par les orienteurs des enjeux inhérents aux métiers de l’artisanat.
Il souhaite donc connaître ses intentions sur ces propositions concrètes visant à refondre la formation des orienteurs, afin de lutter efficacement contre le chômage des jeunes.

En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche