Archives par étiquette : envasement

Ouest-France du 21 octobre 2017. Envasement de la Rance : un accord en bonne voie

Paul PÉAN.

Le comité de pilotage sur le phénomène d’envasement de cet estuaire s’est tenu hier matin, à la préfecture de Rennes. Les représentants pour la défense de la Rance sont optimistes.

Le comité de pilotage a consolidé le rapport du groupe d’experts rendu public au début du mois. Un rapport qui atteste la montée de la vase dans la Rance. Phénomène qui complique la navigation, entraîne la disparition des plages et bouscule la biodiversité.

« On avance dans le bon sens », résume Didier Lechien, président de l’association Cœur Émeraude. « L’État s’engagerait à financer le projet à hauteur de 10 % alors que nous étions partis sur 6,8 %. » EDF, gérante de l’usine marémotrice du barrage de la Rance, devrait tenir sa part de 40 %, la Région, 10 % et les communes autour de 7,9 %. Reste la part de l’agence de l’eau, de l’Europe et des départements à déterminer. Réponse d’ici deux à trois semaines.

50 000 m3 par an

À la suite de l’accord de financement, une expérimentation sera menée sur cinq ans. 50 000 m3 de sédiments seront prélevés chaque année. « Nous pourrons alors vider les pièges à sédiments », poursuit Michel Vaspart, sénateur des Côtes-d’Armor et [ancien] maire de Pleudihen-sur-Rance. De la vase entreposée « en l’état depuis une quarantaine d’années ».

Cœur Émeraude et l’Établissement public territorial de bassin (EPTB) Rance-Frémur travailleront en étroite collaboration. « EPTB récupérerait les financements pour diriger les ouvrages et Cœur Émeraude dispose du portage politique », résume Michel Vaspart.

« Nous réalisons un beau travail depuis deux ans et demi », ajoute Jean-Francis Richeux, vice-président de Saint-Malo agglo et vice-président de Cœur Émeraude. « La machine est lancée. »

Ouest-France du 15 juillet 2017. « Envasement de la Rance: Nicolas Hulot répond »

Interrogé par le sénateur des Côtes-d’Armor, Michel Vaspart, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a précisé qu’il franchit la Rance chaque semaine, et qu’il constate donc le problème.

Lors de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, mercredi, le sénateur des Côtes-d’Armor, Michel Vaspart, a interrogé le ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Nicolas Hulot.

« L’incompréhension des riverains »
Au sujet de l’envasement de l’estuaire de la Rance, le sénateur a rappelé avoir « interpellé votre prédécesseur, Ségolène Royal, le 23 novembre ». Et de rappeler « l’incompréhension des riverains, les difficultés que nous avons à faire avancer ce dossier, aussi bien avec EDF, qu’avec les services de l’État. À notre demande, de trouver des solutions pour un financement pérenne de la gestion des sédiments (en adossant le coût de gestion au prix de l’électricité produite par le barrage N.D.L.R.), la ministre avait répondu être décidée à aller vite ».

Ses souvenirs de la Rance
Nicolas Hulot a répondu au sénateur, précisant qu’il « franchit la Rance deux fois par semaine. Quand je rentre chez moi et quand je repars à Paris ». Pour le ministre, la question de l’envasement de la Rance rentre dans la perspective de création du troisième Parc naturel régional de Bretagne. « J’ai été alerté, mais je n’ai pas pris conscience de l’ampleur du mouvement. J’ai souvenir, du haut de mes 62 ans, de ce qu’était la Rance avant le barrage. »

Devant les membres de son cabinet, le ministre a conclu en indiquant que « nous allons faire en sorte que ce dossier soit pris en charge très rapidement ».