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La compétitivité des ports français à l’horizon 2020 : l’urgence d’une stratégie : rapport d’information de Hervé Maurey et Michel Vaspart

La France compte aujourd’hui 66 ports de commerce et dispose du deuxième domaine maritime le plus grand au monde, derrière les États Unis et grâce à l’Outre-Mer. Les trois façades maritimes métropolitaines – Manche-mer du Nord, Atlantique, mer Méditerranée – sont bordées par sept grands ports maritimes (GPM), les territoires ultramarins en abritant également quatre, ainsi qu’un port d’intérêt national, tous relevant de l’État.

Avec 180 000 emplois directs et indirects et 15 milliards d’euros de richesses produites annuellement, les ports constituent un réseau structurant au service du commerce extérieur français.

Au cours des dix dernières années, de nombreuses évolutions ont été apportées à la gouvernance, à l’organisation économique et au rôle des établissements publics portuaires sur leur domaine : les ports ont été recentrés sur leurs activités régaliennes et les activités économiques transférées au privé. En outre, les méthodes de travail portuaires ont fortement évolué, avec l’extinction progressive du régime de l’intermittence pour les dockers.

Aujourd’hui, alors que la compétitivité et l’attractivité de la place portuaire française ne répondent pas encore aux attentes qui ont inspiré ces réformes, les ports français sont confrontés à des enjeux tels qu’une refonte de la stratégie nationale portuaire s’impose. À cet égard, vos rapporteurs Hervé Maurey et Michel Vaspart se félicitent que le Premier ministre ait chargé la ministre des transports de mener ce travail, à l’issue du comité interministériel de la mer (CIMer) de novembre dernier, qui s’est tenu à Dunkerque. L’urgence est bien réelle, qui plus est dans la perspective du « Brexit ».

L’ensemble de ces questions, qui sont au coeur des compétences de votre commission ont été abordées lors d’une table ronde sur la compétitivité des ports maritimes, organisée le mercredi 19 décembre 2018, en présence de représentants des exploitants des ports français, des entreprises du secteur du transport maritime de marchandises et de passagers et de l’administration centrale du ministère des transports.

Pour lire le rapport dans son intégralité : http://www.senat.fr/rap/r18-312/r18-312_mono.html

Michel Vaspart présente l’avis défavorable de la Commission de l’Aménagement du territoire du Sénat sur les crédits de la mission Affaires maritimes et portuaires lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2019

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2019 en première lecture par le Sénat, dimanche 2 décembre 2018, Michel Vaspart a présenté l’avis défavorable rendu par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable pour l’adoption des crédits de la mission Affaires maritimes et portuaires.

Projet de loi de finances pour 2019 : Michel Vaspart interroge Elisabeth Borne, ministre des transports, sur les crédits du transport maritime

Rapporteur pour avis de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable pour les crédits des transports maritimes dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, Michel Vaspart a interrogé la ministre des transports, Elisabeth Borne, lors de son audition par la commission au Sénat, le 13 novembre 2018, sur la transition énergétique pour les navires, les conséquences du Brexit pour les ports français, la demande de régionalisation des ports maritimes, la requalification des contrats d’exploitation des ports et sur la redevance archéologique préventive sur le domaine public maritime.

20 Minutes du 7 juin 2016 : Le Parlement adopte définitivement la proposition de loi sur « l’économie bleue »

Quatre marins-pêcheurs sauvés près de La Hague (Manche) après le naufrage de leur bateau à la suite d'un incendie - CHARLY TRIBALLEAU AFP

Quatre marins-pêcheurs sauvés près de La Hague (Manche) après le naufrage de leur bateau à la suite d’un incendie – CHARLY TRIBALLEAU AFP

Le Parlement a adopté définitivement mardi la proposition de loi sur «l’économie bleue», avec le feu vert du Sénat à ce texte qui entend accroître les bénéfices tirés par la France de l’activité maritime, tout en affichant le souci de l’environnement.

Seuls les sénateurs communistes ont voté contre ce texte, déjà adopté le 1er juin par les députés, et les écologistes se sont abstenus. Sénateurs et députés avaient trouvé un compromis à l’occasion d’une commission mixte paritaire (CMP).

La proposition de loi qui avait été présentée par les députés socialistes prévoit des dispositions en faveur de la compétitivité des exploitations maritimes et des ports de commerce comme l’exonération de cotisations patronales pour tous les navires battant pavillon français soumis à une cotisation internationale.

Il prévoit aussi l’instauration de l’autoliquidation de la TVA à l’importation dans les ports, ou l’extension de l’autorisation des jeux de hasard à bord de l’ensemble des navires à passagers français.

Le texte comporte également des mesures de soutien aux pêches maritimes et aux cultures marines, ainsi que l’institution d’un régime d’assurance adapté pour les installations d’énergies marines renouvelables (projets d’éoliennes offshore) et la mise en place d’une information sur l’origine des produits aquatiques alimentaires distribués.

Le rapporteur Didier Mandelli (Les Républicains, LR) a estimé que «la CMP a très largement entériné les propositions du Sénat pour renforcer la compétitivité maritime».

Au contraire pour Evelyne Didier (CRC, Communiste, républicain et citoyen), «tous les aspects positifs du texte ont été supprimés en CMP». «Les raisons qui nous ont amené à voter contre en premier lecture ont été maintenues», a-t-elle ajouté en faisant état de «régressions du droit social».

Ronan Dantec (écologiste) a jugé «désastreux» une disposition introduite au cours de la navette: une peine de six mois de prison contre les auteurs d’intrusions dans les zones portuaires, qui vise directement celle de Calais. «Comment croire que c’est en criminalisant à tout va que l’on va régler un problème humain», a-t-il dit. «On punit, au lieu de s’attaquer au problème de fond».

Pour Michel Vaspart (LR) «ce projet de loi témoigne de la vision parcellaire du gouvernement et ne permettra pas de rétablir une véritable politique maritime». Mais il a relevé des «avancées majeures», notamment sur la gouvernance des ports, ce qui justifie le vote positif de son groupe.

De la même manière, Annick Billon (UDI-UC) a jugé que «ce texte a le mérite de rappeler aux uns et aux autres que la France est une grande puissance maritime et que son avenir est tourné vers la mer».

Nelly Tocqueville (PS) a estimé pour sa part que cette proposition de loi «prolonge la volonté du gouvernement d’œuvrer en faveur de l’activité maritime».

Proposition de loi pour l’économie bleue : intervention de Michel Vaspart lors de la discussion générale

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Ce jeudi 10 mars 2016, le Sénat examinait en 1re lecture la proposition de loi pour l’économie bleue adoptée par l’Assemblée nationale.

Cette proposition de loi traite notamment de la compétitivité des exploitations maritimes et des ports de commerce, des pêches maritimes et des cultures maritimes.

Retrouvez ci-après le texte de l’intervention de Michel Vaspart lors de la discussion générale de cette proposition de loi : Continuer la lecture