Transition énergétique : quand déni de démocratie rime avec manoeuvres politiciennes

Crédit : SAUTIER PHILIPPE/SIPA

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Hier, mardi 10 mars, la Commission mixte paritaire, qui devait rassembler les deux textes issus des discussions de l’Assemblée nationale et du Sénat sur le projet de loi relatif à la transition énergétique, a été mise en échec volontairement par son président, François Brottes (député PS).

Alors que le Sénat avait proposé une amélioration sensible du texte voté par l’Assemblée nationale, après deux semaines de débats dans l’Hémicycle, 250 amendements adoptés issus de tous les bords politiques, une partie de la Majorité socialiste et le Gouvernement ont préféré désavouer leur Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, qui jugeait pourtant le vote de ce texte par une large majorité de sénateurs comme « magnifique ».

Pourtant, il s’agit d’un texte important qui définit notre stratégie énergétique sur le moyen terme. Il reconnaît la nécessité de réduire la part du nucléaire dans notre production électrique à 50% tout en refusant une fermeture massive de centrales en peu de temps, mais plutôt en facilitant la production d’énergies renouvelables.

En refusant le vote de cette CMP, sur ordre de l’Elysée qui souhaite le retour des écologistes au Gouvernement et sauver sa Majorité par tous les moyens, les députés socialistes ont préféré sacrifier le vote d’un texte majeur pour nos concitoyens et l’avenir de notre pays sur l’autel de la politique politicienne.

Michel VASPART
Sénateur des Côtes-d’Armor